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Tarbes (avenue et route de)
Avenue de Tarbes : De lavenue Joseph Fitte à la croix de la Mission.
Route de Tarbes : De la croix de la Mission à Saint-Aunis.
Macadamisée en 1847, lancienne rue de Tarbes est recalibrée en 1900. On arrache une rangée de marronniers, en 1910, et lon fait une nouvelle plantation, à dix mètres des façades des maisons dhabitation, en bordure de la place de Monda, devenue place au Bois, en 1915, puis place de Verdun, en 1918. Après ces travaux, la rue devient avenue de Tarbes.
La première couche de goudron est posée sur la route de Tarbes, en 1927. Le revêtement précédent était fait de plaques de concassé qui sincrustaient fort maladroitement dans un magma de terre et de cailloux mal joints. Dorénavant, fini les ornières, fondrières et autres clous de ferrage des sabots du bétail. Le 29 août 1927, le quotidien Le Républicain des Hautes-Pyrénées annonce que la machine à goudronner a pris feu. Heureusement, le 30 août, la pose de la deuxième couche du tronçon, Tarbes-Andrest, est terminée et le tronçon suivant, Andrest-Vic, commence demain.

Ténot (rue Eugène)
De lavenue Joseph Fitte à la rue Barére de Vieuzac.
Le 29 octobre 1899, le conseil municipal décide le tracé dune rue nouvelle, le long des granges de M. Douyau, avec une largeur de dix mètres. Le 25 juin 1900, perpendiculaire à la route nationale n°135, la rue Eugène Ténot est ouverte. Il est temps. Depuis la fermeture de la rue Traversière, lannée précédente, la rue de la Place ne débouche plus sur la place de la Halle. Une petite dizaine de mètres de percée et la ruelle débouche, enfin, sur une véritable rue.
Que vaut à Eugène Ténot, enfant de Larreule, cet honneur ? Lamitié républicaine et ladmiration que lui porte Joseph Fitte. Décédé en 1890, il a droit à de grandioses funérailles.

Bronze dEdmond Desca
En avril 1891, Jules Ferry, en personne, Président du Sénat, vient à Larreule et à Vic-Bigorre dire tout le bien quil pense du démocrate au cur généreux, lorateur à léloquence rocailleuse comme les torrents de nos montagnes.
Une foule de sept cent personnes composée de députés, sénateurs, militants et sympathisants de tout le Sud-Ouest, est venue. La cérémonie dinauguration du buste, en bronze, a lieu à Larreule. À Vic-Bigorre, Jules Ferry salue le courage dun homme qui publia une étude historique, sans complaisance, sur le coup détat du futur Napoléon III, intitulé : La province en décembre 1851.

Thiers (rue)
De la place de la République au carrefour : rue dArtagnan, rue du Collège et rue Lannes.
La portion de la rue du Collège débouchant sur la place de la République, est remplacée par la rue Thiers, en 1876. Négociateur de la paix avec Bismarck, Adolphe Thiers jouit dune grande popularité, en 1871. Réprimant durement laction des fédérés, ce qui lui vaudra la réputation dun homme autoritaire et répressif, il réussit à payer à la Prusse les cinq milliards exigés par le traité de Francfort, du 10 mai 1871. Grâce à la réponse massive des Français à deux emprunts patriotiques, les derniers occupants passeront la frontière, en septembre 1873, six mois avant la date prévue. Pris à partie par les monarchistes, il démissionne, le 24 mai 1873, et meurt à Saint-Germain-en-Laye, le 3 septembre 1877.

Cest son rôle de négociateur et de libérateur du territoire que retient le Conseil de Camille Darros, dans sa décision de 1876. Constatation étonnante : jamais ladministration municipale républicaine de Théos Salles et Joseph Fitte ne proposera le remplacement de la rue dédiée à lancien président de la République. Le 5 juillet 1883, les habitants de la rue Thiers demandent des trottoirs. La ville paye la moitié des travaux, les riverains, lautre moitié. La souscription atteint 500 francs parmi les propriétaires : Gimon, Larcade, Laffaye et Lestrade. Les trottoirs seront terminés en 1894.

Tivoli (cité)
À langle de lavenue de Pau et du quai de lEchez.
Cest à partir de 1959, que la nécessité de construire des habitations à loyer modéré (H.L.M) se fait sentir avec acuité. En effet, laccroissement de la population, qui approche des 5000 âmes, est tel que la municipalité de Pierre Guillard décide la construction des deux premiers bâtiments, à la cité Sarthou, en 1959. Le projet de la cité Tivoli date du 30 septembre 1960.

Trois platanes (chemin des)
Du passage de la voie ferrée Bordeaux-Morcenx-Tarbes à la route départementale n°4 Artagnan-Camalès.
Une croix, en bois, plantée au milieu de trois platanes, tel est le décor quont connu et connaissent encore, les vicquois. Le chemin des Trois platanes emprunte au chemin ancestral de Silhac qui, après avoir longé le terroir de Lasmues, bifurque, au choix du promeneur, vers le sud-est, en direction du chemin du Guillet puis du chemin vicinal de Bazillac, pour passer lAdour, à gué, au lieudit La Devèze, pointe nord-est de la commune de Camalès, ou vers lest, pour rejoindre la poutge crabère, axe nord-sud, aujourdhui disparu dans sa majeure partie et parallèle à la route départementale n°4 Artagnan-Camalès.
Au XVIIIe siècle et jusquen 1864, le chemin du Guillet était dénommé chemin de Saint-Lézer à Lacassagne et un pont en bois, jeté sur lAdour, fut emporté par la crue du fleuve en colère.

Les trois platanes
Trouillé (rue et square Pierre)
De la rue Jacques Fourcade à la rue des Minimes.
Sur le plan cadastral de 1808, la rue de lHôpital nexiste pas. Cest au mois doctobre 1852, que le percement de cette voie est réalisé. En 1848, la maison Franclieu, bâtie vers 1770 par Clément Xavier de Pujo, seigneur de Lafitole, est la possession de Françoise Louise Marie Pasquier de Franclieu, veuve de Louis de Journet, ancien Intendant de la généralité dAuch. Cest la raison pour laquelle cette résidence est connue sous lappellation dhôtel de Journet. Aujourdhui, cet immeuble, restauré, est la propriété du centre hospitalier, Tarbes-Vic-en-Bigorre, et sinscrit dans lensemble intitulé : Résidence La Clairière. En 1849, la ville en fait lachat pour loger une compagnie dinfanterie en garnison. Il y avait bien la place den loger deux tant était spacieux ce bâtiment. Mais il fallait laccord du Ministre qui dit : Non aux propositions vicquoises. On changea donc les motivations de lachat : occupation par la troupe, établissement dune nouvelle rue, en prolongement de la rue Laffeuillade - aujourdhui, rue Baloc - pour rejoindre celle du Garderive, agrandissement des dépendances de lhospice situé sur lemplacement du groupe scolaire Pierre Guillard, établissement dun enseignement primaire, création dune annexe à lhôtel de ville jugé peu spacieux et même, dans lavenir, réservation pour agrandissement de léglise. Pour démesuré quil fut, le projet ne manquait pas dallure ! Cest Louis Napoléon Bonaparte qui signe le décret dautorisation, le 13 juillet 1850. Ce texte autorise le percement de la rue. Le 7 août 1858, la municipalité Darros décide le transfert de lhospice à lhôtel de Journet mais il faut attendre, le 5 août 1861, pour quil devienne réalité.
Cette rue a connu de nombreux baptêmes. Certains furent fictifs tels que la rue de Journet ou la rue de lÉvêché (Dieu seul sait pourquoi) Dautres, furent bien réels : en 1850, la rue de la Caserne, sous-entendue de la gendarmerie, avant que le Ministre ne réponde négativement, puis rue de lHôpital lorsque le transfert de lhospice fut effectif, après 1861.
Le 2 novembre 1996, la rue de lHôpital est baptisée rue Pierre Trouillé. Né à Vic, en 1907, Pierre Trouillé entre dans la carrière préfectorale, en 1934. Nommé préfet de Tulle, en Corrèze, en février 1944, il a une conduite héroïque face aux sections nazies qui viennent de commettre les crimes dOradour-sur-Glane. Il parvient à sauver des centaines dhabitants qui échapperont à la pendaison en se livrant en otage au chef des Schutz Staffel (S. S = police militarisée du parti nazi). Fait citoyen dhonneur de la ville de Tulle, par décision de la municipalité corrézienne à la Libération, Pierre Trouillé est promu préfet IGAME de Tours, en 1960, et termine sa promotion, comme Inspecteur général, au ministère de lIntérieur. Décédé le 20 janvier 1986, le préfet Régional honoraire a laissé limage dun homme au caractère ouvert et au courage indomptable. Très attaché à sa petite patrie vicquoise, Pierre Trouillé a bien mérité lhommage appuyé de la municipalité de Claude Miqueu et de ses concitoyens venus nombreux assister à cette cérémonie simple et émouvante.
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